Calcul de la plus-value immobilière et impôt
Les plus-values immobilières sont taxées au taux forfaitaire de 16 %, plus 12,1 % de prélèvements sociaux.
C’est le notaire qui se charge d’établir la déclaration à déposer à la conservation des hypothèques et de payer l’impôt pour le compte du vendeur du bien immobilier.
Le vendeur reçoit le produit de la vente, net de toute imposition. En revanche, en cas de vente de droits sociaux à caractère immobilier, la démarche, à effectuer auprès de la recette des impôts, revient au contribuable ou à son avocat.Calcul de la plus-value immobilière
La plus-value est déterminée par la différence entre le prix de cession et le prix d’acquisition du bien.
Le prix de cession du bien immobilier correspond au montant figurant dans l’acte de vente diminué, sur justificatifs, des frais supportés à cette occasion.
Les frais déductibles sont: commission versée à un intermédiaire, dépenses de certification et diagnostics, indemnités d’éviction, honoraires d’architecte pour études préalables à un permis de construire, frais pour mainlevée de l’hypothèque.
La valeur d’acquisition du bien immobilier correspond au montant mentionné dans l’acte d’achat (ou pour un bien immobilier acquis à titre gratuit à la valeur vénale portée dans l’acte de donation ou la déclaration de succession). On additionne à ce montant les frais d’acquisition, les indemnités à la charge de l’acquéreur, les honoraires du notaire, les droits de succession réglés et correspondant au bien immobilier. Les droits de donation en sont exclus. Ces frais peuvent être fixés par un forfait de 7,5 % du prix d’acquisition si le bien immobilier a été acquis à titre onéreux. On tient compte des dépenses de construction, de reconstruction, d’agrandissement, de rénovation ou d’amélioration. On retient alors le montant réel ou un forfait de 15 % du prix d’achat si le contribuable a cédé l’immeuble plus de 5 ans après son acquisition.
Abattements fiscaux à appliquer sur la vente d’un bien immobilier
La plus-value réalisée sur la vente d’un bien immobilier est minorée de 10 % pour chaque année de détention au-delà de la cinquième.
L’exonération fiscale est ainsi acquise passé un délai de 15 ans.
L’ensemble des plus-values réalisées dans l’année bénéficie aussi d’un abattement de 1 000 euros.
Les moins-values ne sont pas déductibles du revenu global mais on peut imputer les plus-values sur les moins-values en cas de vente en bloc, dans un même acte, d’un bien immobilier acquis par fractions successives.
Exonérations fiscales accordées sur la vente d’un bien immobilier
Les ventes de biens immobilier d’un montant inférieur à 15 000 euros sont exonérées d’impôts. Par ailleurs, l’exonération est maintenue sans condition de durée pour la résidence principale. Si le vendeur vit 6 mois de l’année dans un endroit et 6 mois dans un autre, la résidence principale est celle qui autorise les abattements sur la taxe d’habitation. L’Administration exclut de l’exonération les situations où le propriétaire revient occuper le logement juste avant la vente.
L’exonération fiscales sur les dépendances d’un bien immobilier porte sur l’ensemble du terrain entourant le bien. Les chambres de bonne ou les garages situés à moins d’un kilomètre sont exonérés, à condition d’être cédés en même temps que la résidence principale, même auprès d’acquéreurs distincts.
Les personnes de condition modeste et les titulaires de pension de vieillesse ou de la carte d’invalidité dont le revenu fiscal de référence n’excède pas certaines limites sont exonérées d’impôts (sauf si ils paient l’ ISF au titre de l’avant-dernière année précédant celle de la cession).
Voir aussi:
Droit et Immobilier • Fiscalité • Immobilier et logement • Impôts

lalouine le 2 janvier 2012:
pas à jour cet article!!